Je suis dernièrement retombé, dans un vieux numéro du Nouvel Observateur, sur un entretien avec Guy Sorman, économiste "distingué" selon la formule consacrée, et dont la distinction lui vaut d'être fort écouté en haut lieu. Une phrase m'a fait bondir, m'a fait comprendre toute l'étendue du désastre que nous connaissons actuellement et toute l'étendue dans le temps. de ce même désastre Lorsque l'on pense de cette manière, lorsqu'on sait qu'à l'Elysée l'entêtement, l'aveuglement idéologique sont tels qu' "Ils" ne démordront pas de leur ligne de conduite, on peut être sûr désormais que le cataclysme sera énorme. Cette phrase de Guy sorman la voici:
"La crise actuelle ne doit pas faifre oublier les bienfaits du capitalisme financier"
Le pire c'est que cela a été écrit il y a six mois alors que la dite crise n'en était qu'à ses balbutiements. Et aujourd'hui alors? Eh bien Ne varietur. pire encore, Nicolas Sarkozy propulse à la tête du regoupement Caisse d'Epargne /Banque Populaire celui là même qui est responsable des faramineuses pertes financières de Natexis obscur objet du désir (ou plutôt du délire financier) des responsables de l'Ecureuil.
Nous ne doutons pas un seul instant qu'il s'agisse là d'un nouveau bienfait du capitalisme financier.
RG
L'Etat est devenu de nos jours une réalité fluctuante, on est loin des grandes théories sur ce concept, théories qui ont fait la gloire de juristes aussi illustres qu'obscurs, hommes dont la renommée n'a guère dépassé la sphère d'initiés que constituent nos constitutionalistes distingués.
Pour reprendre la notion au sens strict de la définition qui peut en être donnée par les excellents manuels de nos facultés, on peut dire que "L'Etat est une réalité de la vie nationale aisément et immédiatement perceptible"... "c'est un phénomène historique, politique et juridique qui tient à la fois de la construction de l'esprit et de la réalité sociologique nationale et internationale"
Voilà donc pour la définition. Dans la pratique nous ressentons bien l'Etat comme une fiction, une fiction indispensable mais comme toute fiction il faut y croire pour qu'elle prenne corps et qu'elle ait ainsi une apparence de réalité. Or pouvons nous aujourd'hui croire encore à l'Etat?
La source du problème vient du fait que pour croire véritablement à cette fiction, il fallait qu'elle reçoive une traduction palpable, que l'Etat soit visible, c'est ainsi que trop souvent pour l’imaginaire collectif des français comme pour l'ensemble des nations, l'Etat ce sont avant tout ceux que l'on appelle les hommes d'Etat. On voit là bien évidemment le premier danger, la première faiblesse de cette substitution, à savoir la confusion implicite qu'il y a entre l'Etat et le pouvoir politique, entre l'Etat et le Pouvoir.
La crise, car crise il y a aujourd'hui, la crise donc est très grave, L’Etat selon Nicolas Sarkozy est présent. « Il » est là, incarnation de la puissance publique. L’Etat, après un demi-siècle de constitution de 58, c’est la réunion des Préfets et des TPG aux ordres. L’Etat c’est la force, c’est le pouvoir aux mains d’une seule personne. Finie la référence aux définitions précitées, il ne nous reste aujourd’hui qu’une notion dévoyée dans une présidence adepte du « coup d’Etat permanent. »
Il est donc plus que temps que l'on réagisse et que l'on revienne à une conception plus saine et plus nette de l'Etat. C’est là tout le travail auquel nous, socialistes, forts de nos conceptions rigoureuses quant à l’organisation de la « chose publique » nous devons nous atteler avec toute la force de nos convictions.
RG
Flaubert n'y aurait pas pensé.... Quoique!... en effet sa finesse d'observation n'aurait pas manqué de se pencher sur le cas de notre parti et du traitement qui lui est réservé tant dans les media que dans la contruction artificielle de l'imagerie collective.
L'image affichée avec complaisance par les media est celle d'une sorte de foire d'empoigne entre prétendants au poste de Premier secrétaire, une lutte au couteau pour certains qui n'aurait d'égale que celle qui a précédé le choix de notre candidat(e) à l'élection présidentielle. Florence des Medicis pour d'autres, avec un spadassin et sa dague caché derrière chaque tenture. D'autres encore évoquent la noirceur d'une période de fin de cycle. Bref tout y passe... sauf la réalité.
Non seulement tout y passe mais passent aussi à la trappe l'historique de la maison d'en face, ses pratiques, ses coups bas, ses intrigues, ses courtisans empressés et autres flagorneurs de tous bords. Et pourtant il n'y a pas si longtemps, lorsque la rue de Lille hébergeait feu le RPR avant qu'il ne s'UMPise et que cette formation se cherchait un président, qui se souvient des combats homériques, des joutes aussi furieuses qu'injurieuses entre JP Delevoye, Renaud Muselier et michelle Alliot-Marie. et encore c'était là une époque où il existait encore une certaine idée du fonctionnement démocratique à droite. Aujourd'hui, ils peuvent bien se gausser de l'expression d'un processus de démocratie vivante au sein du Parti Socialiste, eux dont les responsables sont maintenant choisis et nommés au gré des humeurs du Prince (je n'ose penser de la Pincesse même si ce fut le cas avec la précédente titulaire du titre). Leurs militants n'ont qu'à bien se tenir! "Perinde ac cadaver" selon la devise jésuistique (obéir comme un cadavre). Eh bien au Parti Socialiste, les militants sont tout sauf des cadavres, dans le cadre de notre idéal socialiste nous avons su garder notre libre arbitre, nos préférences, nos choix ont la possiblité de s'exprimer, bref c'est de la démocratie vivante et nous sommes fiers de la pratiquer, au jour le jour... et au grand jour! ... Même si pour les fâcheux cela s'apparente au désordre.
Alors, après la réussite de notre université d'été, avant le congrès de Reims, faisons taire les sarcasmes, rappelons un peu l'historique de la maison d'en face, un historique qu'effectivement l'UMP a intérêt à passer sous silence, et soyons fiers de notre aprti, de notre histoire, de nos valeurs, et surtout de notre pratique hautement démocratique.
Une réforme pourquoi faire?
Quand on veut renforcer soit disant les pouvoirs du Parlement et ainsi rendre la démocratie plus directe, il y a deux façons de s'y prendre, soit on consulte vraiment en prenant avis de l'opposition, en ayant à coeur d'intégrer ce qui lui semble essentiel dans le cadre d'un réforme qui veuille dire quelque chose. la seconde méthode est plus classique, c'est celle du comité théodule, mais du comité thodule variante sarkozy. Là on entre dans le domaine du subtil, pour ne pas dire du tordu. On saupoudre de quelques opposants faussement naïfs, mais surtout en déficit de notoriété..; suivez mon regard, par charité purement chrétienne, non pardon, athée, je ne donnerai pas de nom.... et le tour est joué.
Donc sous prétexte de renforcer les pouvoirs du Parlement, on lache un peu de lest du côté de l'ordre du jour, on restreint vaguement (très vaguement) l'utilisation du 49-3 tout en conservant le si utile article 38 et ses ordonnances ravageuses qui ont tant plus à Giscard... Et puis on permet au Président élu du peuple de s'adresser directement aux parlementataires éus du peuple eux aussi. Le premier ministre dans tout cela disparait corps et biens, déjà qu'il ne servait plus guère. L'énorme avantage c'est que ce n'est plus la peine de censurer un premier ministre qui ne ministre plus rien et que même s'il vient devant les parlementaires, le président ne sera toujours pas responsable, quant à une vraie procédure "d'empêchement", on attend encore!
Exeunt donc les espoirs de proportionelle, de représentativité du Sénat... Il n'y eut qu'un socialiste pour faire semblant d'y croire avant de se dire que cela n'avait finalement que fort peu d'importance.
Mais il parait que les français sont contents, selon un sondage paru dans le JDD (le journal où l'on met sur la touche les auteurs d'articles déplaisants). Peut-être avons nous là un déficit d'explication, mais quoiqu'il en soit ce fut une sublissime imposture!... Mais n'est-il pas vrai que nous avons affaire à un esthète en la matière.
L'Etat, une réalité fluctuante
Une nouvelle entrée au dictionnaire des idées reçues